Entre Marseille et Munich, une virée inédite dans l’univers du slow travel pop et engagé. Comment concilier amour de la pop culture, découvertes mode & food écoresponsables, et outils digitaux pour voyager léger et inspiré ? Carnet de route subjectif, de la Slow Fashion Week à la magie du château de Neuschwanstein.
Élise Moreau, communicante digitale lyonnaise, passionnée de pop culture, de tendances green et de city-trips créatifs, s’est offert une échappée entre Marseille, Paris et la Bavière. Une aventure où se croisent slow travel, mode durable, food responsable et culture pop : de la Slow Fashion Week marseillaise aux châteaux inspiration Disney en Allemagne, avec un regard connecté et éthique.
Début juin, le moment parfait : festivals engagés à Marseille, premières chaleurs pour explorer, expo à Paris et saison idéale pour plonger dans la Bavière hors rush touristique. Marseille accueille la Slow Fashion Week : ateliers, brunchs d’upcycling, mode responsable foisonnante. À Paris, escale express entre expo pop, shopping vintage éthique, passage obligé à Disneyland Paris pour tester les options veggie et anti-gaspi. Enfin, cap sur Füssen et Munich : exploration des châteaux de Louis II, randonnées autour de Neuschwanstein, cafés engagés au programme.
Pour ce voyage, le choix s’est porté sur les transports bas carbone : train, vélo urbain, organisation flexible, boostée par des applications comme Too Good To Go, VSCO, Airbnb green ou encore des playlists relaxantes sur Spotify. Pinterest et Instagram ont servi de boussoles inspirationnelles pour dénicher bons plans et conserver un mood slow-life, même sur la route.
Derrière la frénésie FOMO de la génération Instagram, il est possible de tracer un itinéraire personnel, curieux et conscient : l’idée est de rallier pop culture et lifestyles responsables, pour explorer autrement, savourer au lieu de consommer. (Re)découvrir le plaisir de voyager, poster et partager… sans se déconnecter de l’essentiel, voilà le mantra.
Un city-trip hybride slow/pop/green, aussi stylé que sensoriel, prouvant qu’on peut vibrer entre culture, gourmandises et différence — et que l’avenir du voyage, c’est peut-être justement de ralentir pour mieux s’inspirer.
Le slow travel, un phénomène générationnel
En 2024, près de 64 % des jeunes actifs privilégient des modes de voyage éco-responsables. Le #slowtravel cartonne sur Instagram avec près de 2 millions de contenus. La première Slow Fashion Week de Marseille affiche complet avec 4 000 participants, des ateliers DIY pris d’assaut, des collections 100 % upcyclées s’arrachent lors de ventes flash.
« Prolonger la vie d’une matière, c’est avant tout raconter une histoire. Le vrai luxe, c’est le temps passé sur la pièce et sa trace émotionnelle. »
Côté pop culture, Disney et Pixar semblent avoir compris l’évolution de la demande : la sortie prochaine de Zootopie 2 promet d’approfondir les thèmes du vivre-ensemble.
« Nous voulons que les spectateurs quittent la salle en réfléchissant à l’acceptation des différences et à la façon de mieux vivre ensemble. »
Le château féérique emblématique de Disney, c’est Neuschwanstein, aujourd’hui patrimoine mondial Unesco et star d’Instagram (1,5 M de visiteurs/an). Dans la région, la tendance slow travel s’impose : parcours vélo, foodtrucks locaux et expositions inspirées de la mythologie germanique façon storytelling Disney.
Le rôle du digital dans un tourisme plus responsable
La technologie s’impose comme un allié d’un tourisme plus cool et responsable : Too Good To Go dépasse 9M d’utilisateurs en France ; Slow Fashion Week et brunchs green se font connaître via Insta-lives, QR codes, newsletters interactives ; sur Booking, le label “voyage durable” connaît une hausse de 24 % de réservations certains week-ends.
Au cinéma, le film « Slow » de Marija Kavtaradze questionne l’amour, la différence, et bouscule les normes. À Paris, même Disneyland se plie à l’exercice de l’éco-gourmandise veggie : doucement mais sûrement, la conscience green infuse tous les domaines de la culture pop.
Une génération entière mixe désormais pop culture, digital et engagement, pour qui l’écologie n’est pas “anti-fun”, mais véritable terrain de jeu collectif.
« C’est un film sur la tendresse, la manière dont deux êtres peuvent tenter de se rencontrer sans s’annuler. »
Deux tendances en vogue : slow et storytelling pop
Au fil des années, deux tendances dominent. D’un côté, le “slow” s’impose : tourisme plus lent, local, plus sensible ; de l’autre, l’explosion du storytelling pop culture inclusif. Aujourd’hui, 78 % des voyageurs européens déclarent faire attention à leur impact environnemental. Les “slow fashion weeks” se multiplient, la législation favorise la seconde main et l’upcycling. Sur Vinted, la France compte près de 23 millions d’utilisateurs en 2024.
Neuschwanstein, jadis projet fou d’un roi, reste l’archétype du château de conte de fées. En 2025, plus d’1,5 million de visiteurs, majoritairement adeptes du vélo ou des transports doux. Les applis facilitent ce mode de voyage : GreenGo pour l’hébergement, Too Good To Go pour l’anti-gaspi, Instagram pour l’inspiration. Loin d’être un frein, le digital catalyse le slow, par guides partagés et communautés en ligne échangées en réseaux.
Mode upcyclée, mobilité douce et gastronomie responsable
La mode upcyclée se confirme : à la Slow Fashion Week de Marseille, plus de 85 % des créateurs travaillent sur surstocks ou matières upcyclées, issues notamment des surplus de grands groupes. Les ateliers sont gratuits et participatifs. En Allemagne, Too Good To Go permet de récupérer des bretzels bio à Munich le matin même. Le hashtag #neuschwanstein explose (+650 000 posts), et pour la photo parfaite, mieux vaut viser l’aube. À Disneyland Paris, les alternatives végétales se développent encore timidement : seulement 4 sur 36 restaurants proposent une offre vegan, mais le pas est lancé.
Le cinéma indé ne reste pas en marge : “Slow” (Marija Kavtaradze) a fait sensation à Sundance. L’asexualité y est traitée sans militantisme, simplement. Côté mobilité, un trajet Lyon-Marseille en train c’est 1,5 kg de CO2 par passager, contre 50 à 80 en voiture. Les apps comme “Trainline green” sont recommandées pour optimiser ses déplacements. Enfin, lors d’événements green, les brunchs anti-gaspi gagnent en popularité avec échanges de recettes et surprises DIY à emporter.
Les alliés digitaux du slow travel
Pour ce genre d’escapade, plusieurs outils se révèlent incontournables : Too Good To Go pour la food engagée, HappyCow pour manger vegan partout, VSCO ou InShot pour immortaliser les meilleurs spots, Notion et Trello pour organiser budget et itinéraire, et Spotify pour rythmer le tout. Sur les réseaux, le hashtag #SlowTravel et des comptes comme @marseille_slowweek permettent de s’inspirer et partager ses trouvailles tout au long du parcours.